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Quando giungono treni alla stazione
non vi sono livree lungo i binari
ad accogliere memorie di speranze di ritorno,
immobili e disfatte nei vagoni.
Anche ritorna l’airone alla nuda
dimora della creta.
Gli hanno rifatto le penne, di colore strano,
sui monti dai fianchi in fiamme e aperti
alla vittoria della pioggia,
sulle atmosfere più acide e smorte,
sui laghi dove si spengono leggende di mostri giganti,
sul morto suono delle città solitarie.
È volato in alto, più in alto,
con penne rifatte e incolori l’airone,
per riprovare l’acerbo sapore della terra
dove i fiumi si svegliano d’inverno;
e risentire l’eco dei giorni sulle stoppie,
l’eco delle note alla luna
che scopriva sogni tra i pampini,
l’eco degli spiriti nel vento
dov’era delirio di amore e di paura.
Fermati, tempo, e incidi sulla pietra dei fiumi
con lo stelo di un fiore
poche parole per questo airone
che muore.
A l'arrivée des
trains en gare
il n'y a pas son plumage le long des quais
pour accueillir les souvenirs d'espoirs de retour,
figés d'épuisement dans les wagons.
Quand même, il revient, le héron, sur sa terre
glaise nue
ses plumes ont pris une couleur étrange,
au-dessus des montagnes en flamme, béantes
sous la pluie victorieuse,
au-dessus des atmosphères plus acides et nauséeuses,
des lacs où se noient les légendes
de monstres géants,
du rêve mort de la ville déserte.
Il a volé haut, encore plus haut,
avec de nouvelles plumes blafardes, le héron,
pour retrouver le goût âpre de la terre
d'où les fleuves s'éveillent en hiver ;
et ressentir l'écho des jours sur les chaumes,
l'écho des complaintes à la lune
qui déniche des rêves parmi les pampres,
l'écho des esprits dans le vent
où restait un délire d'amour et de peur.
Gravées à jamais sur les galets des fleuves
avec la tige d'une fleur,
peu de paroles pour ce héron
qui se meurt.
Traduzione/Traduction
©
France Ferran, 07.2009 |
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