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Franco Santamaria, Radici Perdute

FRANCO SANTAMARIA

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RADICI PERDUTE

 
 

 

NON GODE LA MORTE / NULLE JOUISSANCE POUR LA MORT

 

Passiamo tra giorni che non hanno
valore, ma solo l’odore
accecante della putredine,
la percussione violenta
della caduta.

Non gode la Morte, non gode
che non per sua scelta
(com’era nel patto iniziale)
tant’altre montagne di morti lei conti
ad ogni alba
sporche di bava e di sangue,
del liquido blasfemo della fame.
Sono d’irriconoscibili fossili,
di briciole esplose in scotimenti violenti di terra.

Dov’erano
palpiti di alberi verdi, ora sono fiumi di frane,
di muti deserti di scorie.
Dov’erano
traguardi di sogni in avvio, ora sono vortici
di polvere in fiamme di fuochi fungosi,
di crateri abissali.
Dov’era
luce di acqua fremente,
urna d’incanto, ora è pantano
di ali e di guizzi invischiati in nera marea.

Non amo il dio
che viola della morte le radici
né le sue schiere di mascherati rapaci.

Perché tutto d’essi è sangue.

È sangue dei bambini,
prigionieri dell’argilla e dei telai
gonfi d’aria e di antica peste bubbonica.

È sangue dei minatori,
che scavano il cuore
della terra come vermi e masticano coca
prima d’essere fossili di roccia o di carbone.

È sangue dei muratori,
che nuove piramidi alzano
e cadono.

È sangue dei giovani
nella nebbia d’una falsa primavera,
e degli ubriachi dementi,
che solo trovano fossi
nel loro sconnesso andare.

È sangue dei poeti e degli artisti,
privati
della forza fantasiosa del creato.

È sangue dei preganti e degli infermi,
degli accampati in baracche sulle fogne.

È sangue della foglia infetta,
della goccia opaca.

È sangue dei ghiacciai orfani, vaganti.

È sangue dei cuccioli, che nessuna
speranza hanno di difesa.

È sangue della luna,
senza più il canto degli innamorati.

Non amo il dio che annera la luce
e arma schiere di rapaci
con artigli di vento radente e pioggia di fuoco,
a scavare le viscere della terra.

Nemmeno la Morte gode di tutte
queste stragi.
 

Nous passons des jours sans valeur aucune,
avec seulement l'odeur
suffocante de la putréfaction,
la percussion violente
de la chute.

Nulle jouissance pour la Mort, nulle jouissance
si ce n'est par son choix
(comme il en était aux origines)
tellement d'autres montagnes de morts dénombrées
à chaque aube
souillée de bave et de sang,
du fluide sacrilège de la faim.
Ce sont des fossiles méconnaissables,
des miettes explosées en secousses violentes de terre.

Où étaient
les bruissements d'arbres verts, maintenant
il y a des cataractes d'éboulis,
des déserts sans voix.
Où étaient
les lignes d'arrivée de rêves prêts à s'élancer, maintenant
il y a des tourbillons
de poussière en flammes de feux fangeux,
de cratères abyssaux.
Où était
la lumière de l'eau frémissante,
vasque d'enchantement, maintenant il y a un bourbier
d'ailes et de jaillissements englués dans une noire marée.

Je n'aime pas le dieu
qui viole à la mort ses racines
ni ses serres de rapaces déguisés.

Parce que tout d'eux n'est que sang.

C'est le sang des enfants
prisonniers de l'argile et des châssis
gonflés d'air et d'antique peste bubonique.

C'est le sang des mineurs
qui creusent le cœur
de la terre comme des vers et mastiquent de la coca
avant d'être à leur tour fossiles de roche ou de carbone.

C'est le sang des mineurs,
édifiant de nouvelles pyramides
et qui succombent.

C'est le sang de la jeunesse
dans le brouillard d'un printemps factice
et des ivrognes déments
qui ne trouvent que des fossés
dans leur démarche cahotante.

C'est le sang des poètes et des artistes
privés
de la force imaginative de la création

C'est le sang de ceux qui prient et des malades,
de ceux cantonnés dans des taudis sur les cloaques.

C'est le sang de la feuille pourrie
de la goutte glauque.

C'est le sang des glaciers orphelins, errants.

C'est le sang des chiots qui n'ont aucun espoir
de défense.

C'est le sang de la lune
privée du chant des amoureux.

Je n'aime pas le dieu qui obscurcit la lumière
et arme des troupes de rapaces
avec les serres de vent rasant et pluie de feu
à creuser les viscères de la terre

Elle ne jouit même pas, la Mort
de ces carnages.

Traduzione/Traduction © France Ferran, 07.2009


 

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FRANCO SANTAMARIA: LETTERATURA E ARTE
Quando LETTERATURA e ARTE esprimono, metaforicamente, la dura condizione dell'uomo.