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Quand’è il buio
in un tumulto che viene da lontano
– è il vento, è il vento in eco
cupa –
mi giunge la tua voce
confusa a quella delle cose.
Quand’è il buio
non è dolore che tu viva una seconda volta
– è amore di primavera in zagare
nuziali –
evitando il percorso
del nostro muovere impervio.
Quand’è il buio
ho paura della morte che soffoca in apnea
– è questa la solitudine in nodo
di gola, così stretto –
senza il tepore
del tuo respiro trepido.
Quand’è il buio
l’onda non s’interessa più della sabbia
scavata a fondo sulla riva:
– ritma il ricordo dei nostri rami
in croce.
Lorsque les
ténèbres sont là
dans un tumulte venu de loin
- il y a le vent, il y a le vent en écho
sourd -
me parvient ta voix
mêlée à celle des choses.
Lorsque les ténèbres sont là
ce n’est pas la douleur que tu vives une seconde fois
- c’est un amour de printemps aux fleurs
nuptiales d'oranger -
contournant le parcours
de notre cheminement chaotique.
Lorsque les ténèbres sont là,
j’ai peur de la mort qui suffoque en apnée
- elle est la solitude qui noue
aussi étroitement la gorge -
sans la tiédeur
de ton souffle fébrile.
Lorsque les ténèbres sont là
la vague abandonne le sable
profondément creusé sur le rivage
- elle rythme le souvenir de nos ramures
mises en croix.
Traduzione/Traduction
©
France Ferran
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